Publié le
12
June
2024
Actualité

À la rencontre de Clément Debosque, co-fondateur de Ma Petite Planète

Dans l'entrepreneuriat, chaque projet a son histoire et chaque histoire est une aventure singulière. Le parcours de ces hommes et femmes que nous avons accompagnés est un témoignage vivant du pouvoir de l'entrepreneuriat pour transformer des idées en réalité concrètes. Avec, au cœur de chaque initiative, une force commune : l'audace et la détermination. Partez à la rencontre de ces hommes et femmes qui ont fait le choix de concrétiser leurs rêves en réalité.

Marine Girard
Responsable Communication

Quelle est la mission de Ma Petite Planète?

Notre mission chez Ma Petite Planète est de sensibiliser et faire passer à l’action un maximum de personnes pour la préservation de la planète et du vivant, à travers un challenge de défis écologiques à vivre avec son entourage. Chaque challenge dure 3 semaines, et n’importe qui peut créer une ligue sur l’application mobile et inviter en entourage.

Nous avons pour ambition de casser le triangle de l’inaction, et de mettre massivement en mouvement les citoyens (adultes, comme enfants à l’école), les entreprises, et les pouvoirs publics sur le sujet de la transition écologique.

Quel a été le point de bascule pour te lancer dans cette aventure ?

Il y a eu plusieurs éléments qui ont déclenché ce passage à l’action. La lecture du livre “Petit Manuel de Résistance Contemporaine" de Cyril Dion où j’ai réalisé l’urgence écologique. Puis la démission de l’ancien ministre de l’environnement Nicolas Hulot, qui évoquait son impuissance face à Bercy et à la nuisance de certains lobbies. J’ai réalisé que le changement allait venir difficilement de la politique. Et enfin, la canicule à Paris en Juillet 2019, où le thermostat affichait plus de 42°C. J’avais l’impression que les arbres séchaient / mouraient sur place, c’était terrible comme sensation.

Je me suis dit qu’on ne pouvait pas rester là sans rien faire, à subir la situation. J’avais déjà commencé à me mettre en cohérence à titre perso sur le sujet, et je me suis dit qu’il fallait désormais embarquer autour de moi pour avoir plus d’impact.

Pour la petite histoire, j’avais des amis fans d’un jeu qui s’appelle “Mon Petit Gazon”, qui rassemblait des millions de joueurs autour du foot. Je me suis dit qu’il fallait essayer de s’inspirer de leur concept sur l’écologie, en créant un concept viral et sympa pour que les gens agissent pour la planète dans la vraie vie.

J’ai eu la chance de rencontrer mes associés Mathilde Hebert et Christian Nallatamby, dans le cadre d’une autre asso à Paris. On a commencé à bosser bénévolement sur le projet et à lancer des ligues avec nos entourages respectifs, et ça a assez vite bien pris ! On a cofondé l’asso ensemble en Mars 2020.

Quel a été le principal défi auquel tu as été confronté ?

Au début, on s’est fait refuser de plusieurs incubateurs auxquels on avait postulés ; celui de mon ancienne école l’ESCP, MakeSense, et Station F. C’était assez dur de prendre ces trois refus. Les jurys ont mis en avant le fait qu’on n'était pas encore tous les trois à temps plein sur le projet, et qu’on n'avait pas encore de modèle économique avéré, hors dons de la part des Players.

Suite à ce retour, on a continué à beaucoup bosser bénévolement. Mathilde et Christian sont progressivement passés à temps plein sur le projet. En parallèle, on a compris grâce à nos Players qu’il y avait un potentiel modèle économique pérenne car certains d’entre eux voulaient mettre en place le challenge au sein de leur entreprise. On a signé nos premiers clients dans la foulée en construisant une offre en tant que prestation de services avec un accompagnement avant/pendant et après le challenge.

Enfin, on a eu la chance d’être acceptés au Réseau Entreprendre Paris, ce qui nous a bien aidé, à la fois en termes d’accompagnement, mais aussi de financement via un prêt d’honneur, qui nous a permis de contracter un prêt bancaire à la NEF.

De quoi es-tu le plus fier depuis le début ?

Difficile de choisir, mais je dirais sans doute : 

Même si on a parfois des galères et des déceptions, on se rappelle ces fiertés, et on retrouve vite de l’énergie (que je qualifierai même de” flamme intérieure” !) pour avancer à nouveau !

Tes sources d'inspiration au quotidien ?

J’aime beaucoup l’astrophysicien et philosophe Aurélien Barrau. Il m’a permis de prendre du recul sur le sens de la vie et sur la crise. Il qualifie ce que nous traversons comme “le plus grand défi de l’histoire de l’Humanité”. Je pense qu’il a raison. La société a sans doute davantage besoin de poètes que d’ingénieurs (même s’ils peuvent avoir un rôle à jouer,  notamment via les low-techs). C'est avant tout une crise profonde de sens, du pourquoi, plutôt que de la technique et du comment.  Dans quelle mesure telle chose nous rend heureux et est utile pour l’épanouissement de l’Homme ?

Je trouve par ailleurs remarquable le courage de certains activistes comme Camille Etienne ou Thomas Brail. On a besoin d’eux pour médiatiser les scandales écologiques et ainsi créer un rapport de force a vec les autorités et certaines entreprises. L’action individuelle ne suffira pas, et il est légitime de se montrer exigeant et militant envers les décideurs politiques et économiques.

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